Dans la ville de Palm Springs, le 1er janvier 2018 est une journée qui marque la mise en service de dirigeants municipaux composés uniquement de personnes homosexuelles. Une nouvelle assez ironique dans une Amérique où le président n’est pas encore en faveur des droits LGBT.

 

Une révolution qui n’étonne personne dans la ville

Avoir des exécutifs municipaux composés d’un personnel LGBT n’est pas une surprise dans une ville où la majorité de la population, précisément 10 %, sont des couples du même sexe. Les résultats électoraux de novembre ont en effet révélé les membres officiels du bureau municipal après un vote auprès de ses 47 000 habitants.

 

Dans cette ville, la discrimination selon l’orientation sexuelle est un fait inconnu auprès de la population. « En vérité, je n’y ai même pas pensé jusqu’à l’élection. Vous voyez ici, ça importe peu. Ce n’est pas un sujet de discussion. », tel est l’affirmation du maire, Robert Moon. À noter que cette élection de dirigeant membre de la communauté LGBT ne date pas d’hier pour la ville de Palm Springs. Le maire, qui est homosexuel, a lui-même été élu auparavant. Les électeurs de cette ville prospère dans le secteur touristique ont donc instauré peu à peu un régime exécutif composé de trois hommes gays, une femme bisexuelle et, tout dernièrement, une femme transgenre.



 

Une décision très soutenue

Même si la population n’accorde pas beaucoup d’attention sur les orientations de genre des dirigeants, le cas de Christie Holstege, un membre officiel du bureau municipal a quand même suscité une polémique. En effet, l’avocate de 31 ans s’est présentée aux élections en tant que bisexuelle alors qu’elle est mariée avec un homme. Ce soi-disant mensonge a été mal accueilli par certaines personnes, car c’est considéré comme une usurpatione pour juste gagner des voix pendant l’élection. Contre ces contestations, Christie Holstege a répondu que sa valeur tient dans la compétence et non dans son orientation intime.

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